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Le Village
   

 

 

Patrimoine culturel

Verteuil d'Agenais.........un village riche en Histoire

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Tout d'abord, un personnage qu'il nous tient à coeur de saluer pour sa gentillesse et sa sollicitude
à l'égard de notre village et de ses habitants

Jacques RIGAUD

Difficile en effet de parler de Verteuil d'Agenais sans évoquer cet auteur qui a si bien décrit notre village et ses alentours si calmes et merveilleux dans son livre "Un balcon sur le temps" , publié aux éditions Grasset.

Il fut élève à l'ENA, maître des requêtes au Conseil d'Etat en 1960, Directeur de Cabinet de Jacques DUHAMEL (ministre de l'Agriculture puis des Affaires culturelles) en 1969, ainsi que Président de RTL jusqu'en 2000.

Il a publié entre autres,"Débat sur la France de demain" en 1961, "La culture pour vivre" en 1975, "Libre culture" en 1990,
"Miroir des mots" en 1991,"Le bénéfice de l'âge" en 1993, "Un balcon sur le temps" en 1999, puis "Les deniers du rêve" en 2001.

 

 

Verteuil riche en histoire dit-on mais pauvre en documents historiques. (...)En effet, nombreux furent les affrontements qui se sont déroulés en Agenais, les guerres de religion notamment ont ruiné le comté,
et nombre de documents renfermant l'histoire de notre village furent détruits.
Quoique réuni à la couronne de France au commencement du 17è siècle, l'Agenais n'en fut pas moins l'un des pays qui ressentirent le plus vivement tous les troubles qui agitèrent les règnes de Lous XIII et Louis XIV. C'était un des derniers foyers de la Réforme.
Dès 1614, louis XIII fut obligé d'aller assiéger Tonneins. Sept ans après (1621), la défense des protestants dans l'Agenais ayant été confiée au marquis de La Force, Louis XIII s'y rendit de nouveau à la tête d'une armée : tout le pays se soumit,
moins Clairac, qu'il fallut assiéger (....).

 

 

Nous reste donc aujourd'hui le château partiellement classé Monument Historique. ce château mentionné pour la 1ère fois en 1259, est alors la possession de plusieurs coseigneurs, dont les familles de Caumont et de Pis. Le château primitif sur motte, détenu par les Albret depuis 1390, est en ruine au sortir de la guerre de Cent ans, après que la terre de Verteuil ait été donnée en 1460 à Aymeric de Caumont, seigneur de Lauzun.
Les vestiges médiévaux sont constitués d' un escarpement rocheux retaillé et par endroit maçonné, formant une première enceinte d' environ 80 mètres de diamètre, contre laquelle les maisons du village s' appuient au nord. Dans la partie centrale, une courtine reliée à la tour nord-ouest, heptagonale et voûtée d' ogives, date peut-être du 15e siècle. A l' est, J. Gardelles décrit un pan de mur d' une salle voûtée d' ogives retombant sur des culs-de-lampe sculptés, probablement de la fin du Moyen Age. Le corps de logis principal, au sud-est, avec une aile ruinée en retour d' équerre au nord, a été construit à la fin du 16e siècle ou au début du 17e siècle, pour la famille de Caumont. Le corps ouest a été remanié vers 1839, date d' un devis établi par Sarrazi afin d' installer une école dans cette partie du château. Bâti en pierre de taille de tuf, il forme grossièrement un triangle, dont la base serait constituée par le corps de logis sud-est et le sommet par la tour nord-ouest.
A l' intérieur subsistent plusieurs cheminées.

 

(...) la peupleraie au-delà de laquelle apparaissent les tours médiévales du château de Roquepiquet, les bois et les collines proches où se voit encore l'assise d'anciens moulins et, tout au loin, sur leurs tertres, les villages de Tombebeuf et de Montastruc qui rosissent au soleil couchant.(...) Extrait de "Un balcon sur le temps" de Jacques Rigaud

Composé d' un corps de logis et de deux ailes en retour déterminant une cour d' honneur à laquelle mène une allée traversant un parc. Fortifié pendant les guerres de religion, rendu confortable au 18e siècle, le château a été transformé à la fin du 19e et au début du 20e siècle dans le goût néo-gothique par l' architecte du Barry de la Salle.

Il est implanté sur une terrasse en bordure du ruisseau de Tolzac, à 1500 mètres à l' est du village ; le site est vraisemblablement occupé depuis le Moyen Age, car des substructions "bien antérieures aux autres constructions", d' après l' abbé J. Dubois, ont été découvertes lors de la restauration du début du 20e siècle. Il semble déserté au sortir de la guerre de Cent ans, puisqu' en 1470 Arnaud de Caumont, seigneur de Verteuil, donne par acte d' arrentement la maison noble ou repaire de Roquepiquet avec tous les biens en dépendant à Mathurin de Gervain, damoiseau originaire du Poitou, à charge pour lui d' y résider et de l' améliorer. Le système défensif ne date pourtant que de la période des guerres de Religion, avant 1584, à l' initiative de Gabriel de Gervain, du parti protestant. La construction de la chapelle funéraire au sud serait due à Jean de Gervain (1633-1681) . Un devis de 1739 réalisé par le Chevalier de Roquepiquet, ingénieur du roi, prévoit des aménagements intérieurs et extérieurs afin "de rendre la maison commode et les dehors gracieux". Il est difficile de savoir si le projet a été réalisé intégralement, car seule la chambre dite de madame de Gervain au rez-de-chaussée comporte encore un décor du 18e siècle ; la façade du pavillon d' entrée au jardin à l' ouest, prévu dans les travaux, est datée 1740.
D' importantes campagnes de restaurations, conduites à partir du milieu du 19e siècle, on donné au château son allure néo-gothique. Parallèlement, le parc et les jardins avec orangerie et serre ont été recomposés par les architectes paysagistes Bülher en 1857 et Edouard André en 1902-1904. l

 

 

 

Le Relais de chasse d'Henri IV

La carte de Cassini, dont les levés datent des années 1763-1764, ne mentionne pas le toponyme "le Thiers", mais un manoir figure à son emplacement, au lieu dit la Forêt, dans un bois le long de la route reliant Verteuil à Saint-Barthélemy. Du manoir ne subsiste plus que des douves isolant une plateforme circulaire, datant peut-être de la fin du Moyen Age. Une maison de maître a été construite à son emplacement vers le milieu du 18e siècle, d' après la symétrie du corps de logis et les ouvertures en arc segmentaire.
Toutefois, les habitants du village se plaisent à dire qu'Henri IV avait pour habitude de chasser dans la forêt de Verteuil et que la relais Thiers était le "relais de chasse" de ce personnage important de notre histoire.

 

 

La Maison d'Henri IV

Trois arcades en plein-cintre forment galerie, abritant une devanture de cette maison. L' étage carré compte 3 travées, l' étage en surcroît bâti en pierre de taille est éclairé par 5 fenêtres.
2 bustes en relief sculptés dans des médaillons encadrent les baies de l'étage en surcroît.
Les 2 bustes qui ornent cette façade font étrangement penser à Henri IV tel qu'il est représenté sur les gravures anciennes et les tableaux historiques.
Encore une légende ?... peut être mais les verteuillais restent persuadés que ce roi de France séjournait parfois au sein du village. Pourquoi pas ?

 

Maison de Retraite Eulalie

 

Le corps central d' un étage est encadré par deux ailes en rez-de-chaussée ; sur l' élévation antérieure de cinq travées, la travée centrale est surmontée d' un fronton portant l' inscription : RF/A EULALIE VERDUN BECHADE/FONDATRICE DE CET HOPITAL/LES HABITANTS DE VERTEUIL RECONNAISSANTS.

Suite à un legs de Marie Eulalie Béchade par testament de 1879, pour la construction
d' un hôpital à Verteuil, vote du choix de l' emplacement au nord du village par le conseil municipal en 1899.
Un premier projet, élaboré par l' architecte marmandais Bouillet est d' abord approuvé, puis, annulé au profit de celui établi en 1903 par l' architecte Fernand Touron, également de Marmande.
Après approbation des plans et devis en 1905, les travaux sont réalisés par l' entrepreneur Léon Lespine et achevés en 1907. Après quelques modifications en 1951, la reconversion des bâtiments en maison de retraite nécessite la construction d'une extension dans les années 1980.

     

 

 

Le Moulin de l'Escale

Le moulin existait au 18e siècle, puisqu' il figure au lieu-dit "Lescale" sur les cartes de Cassini et Belleyme. L' édifice actuel aurait été reconstruit en 1842, d' après la date portée sur le claveau de l' arcade centrale du niveau de soubassement (non vue, source orale) .

Trois arches voûtées en plein-cintre permettent le passage de l' eau sous le moulin. Les deux meules sont au rez-de-chaussée, l' habitation à l' étage.